"l'instinct de l'equarisseur"de Thomas Day
L'histoire
Comment avons-nous pu croire un seul instant qu'un personnage aussi fantasque que Sherlock Holmes soit né de la seule imagination d'Arthur Conan Doyle, bourgeois bon teint, qui cherchait la reconnaissance par le biais de ses romans historiques?
La réalité, évidemment, est tout autre.
Sherlock Holmes a bel et bien existé, au même titre que son géniteur littéraire. A ceci près qu'il a vécu dans un univers parallèle au nôtre.
Ce qui explique que les voisins du 221 bis, Baker Street à Londres n'ait jamais croisé l'illustre détective. Il fallait le chercher à Londen, au 2021 bis Baker Street.
Car bien qu'il soit qualifié de "parallèle", le monde originel de Holmes est une réplique quelque peu divergente du nôtre.
Oh! Des fois d'un rien : ainsi Londres se nomme-t-elle Londen, et le régime britannique est-il là-bas une monarchie... libertaire.
La plus grande différence venant de ce que les Worsh, sorte de peluches extraterrestres, aient élu domicile dans l'un et pas dans l'autre (à mon humble connaissance du moins).
Drôles de bestioles, d'ailleurs, pas méchantes pour un sou et bigrement douées dans la plupart des domaines scientifiques. Comme elles sont d'humeur partageuse, les hommes ont profité de leur avancée technologique. Parmi eux, le docteur Watson, fidèle compagnon de Sherlock Holmes, et éminent savant.
Un peu fou, certes, mais éminent quand même. N'a-t-il pas construit cette merveilleuse machine, cet ondovibrateur, qui permet de passer d'un monde à l'autre, moyennant quelques frayeurs qui devraient disparaître au prix de menus réglages? Grâce à cette diablerie mécanique, Arthur Conan Doyle a fait connaissance avec celui dont il allait devenir le biographe, le bâtisseur de sa postérité dans deux mondes à la fois. Au prix, toutefois, de quelques libertés avec la vérité...
Car le vrai Sherlock Holmes est pire, bien pire que son double de papier. Un homme qui soigne le mal par le mal, dévoré par ses obsessions, perclus de drogues et de défauts, et pour qui la fin justifie amplement les moyens, fussent-ils extrêmes. Du reste, chez lui, Sherlock Holmes a pouvoir de vie et de mort, son titre d'assassin royal lui octroyant le droit d'être tout à la fois l'enquêteur, le juge, et le bourreau...
Quant à ses enquêtes, leur narration dans toute leur crudité serait impensable, eu égard au respect des convenances qui régissent la bonne société victorienne. Sans compter qu'il est hors de question de faire mention de cet univers parallèle. Alors, Arthur Conan Doyle édulcore, maquille, louvoie avec la vérité, cherchant à trahir le moins possible son modèle.
Mais la tâche est bien ardue, provoquant en lui des crises de conscience qui lui font aujourd'hui regretter d'avoir accepté pareille entreprise.
Aujourd'hui, alors même que le docteur Watson lui tombe dessus, dans tous les sens, pour l'embarquer dans une nouvelle enquête aux trousses du Jack l'éventreur qui massacre les prostituées de Londen.
Peu ou prou, les mêmes faits atroces ensanglantent également le Whitechapel londonien. Par le jeu de miroirs déformants, ce qui affecte un monde se répercute sur l'autre. Il y a donc fort à parier que suivre Holmes sur les traces du meurtrier de Londen pourra fournir de précieuses indications à Arthur Conan Doyle afin de prêter main forte aux enquêteurs de Scotland Yard chez lui, à Londres.
Voilà, en tout cas, qui procure la motivation nécessaire à l'écrivain pour s'embarquer dans le pire des cauchemars.
Car Jack l'éventreur ne se révèlera être qu'une aimable péripétie avant l'affrontement final entre Sherlock Holmes et son ennemi de toujours, le professeur James Pretorius Moriarty. Deux fous furieux, qui, s'avèrent être en quête de la même chose, chacun à sa façon : l'immortalité.
voilà,j'espere que ce XIXéme siecle uchronique et completement fou vous interpellera!!!

bo oui,j'aime un peu sortir des sentiers battus!
par contre je sais qu'il y a certaines scénes assez sanguinolentes

dans ce livre(et meme un peu de sexe

)...je vous aurai loyalement prévenu!!!
