Salut !
J'ai enfin lu
Les vacances avec un peu, meme beaucoup de retard, mais mieux vaut tard que jamais

Ce livre, je l'avais lu il y a longtemps avec les deux autres livres de la trilogie.
Là, je n'ai lu que ce livre des vacances, et j'avais l'impression qu'il n'y avait pas vraiment de personnage qui se détachaient par rapport aux autres. A part les cousins que la comtesse type très vite. Mais bon, peut etre qu'il aurait fallu que je lise les deux autres livres de la trilogie pour me remettre certaines choses en tete.
Sinon, l'écriture est légère, j'aime bien cette facon qu'a la comtesse d'écrire ses dialogues comme une pièce de théatre avec les noms des enfants et des didascalies. Mais malgré tout, je crois que comme Jo, le style de la comtesse ne me transporte pas vraiment. Je trouve parfois les personnages trop parfaits, surtout Paul par exemple alors que d'autres personnages comme Léon, Jacques et Jean font plus réels par leurs défauts.
Malgré tout, j'aime beaucoup le moment où Sophie retrouve le Normand dans la foret, bien plus que celui de la rencontre en Mme de Rosbourg et M. de Rosbourg que je trouve assez convenu.
J'avais aussi remarqué que la comtesse avait inversé les syllabes du nom de son petit-fils pour former le nom de Traypi, mais avez-vous aussi remarquez que Rugès, fait Ségur si on inverse les lettres ?
Sinon, par rapport au dessin animé, je ne pense pas qu'avoir supprimé les Traypi change vraiment grand chose, le personnage de Jacques est une sorte de double masculin de Marguerite et dans le dessin animé elle reprend toutes ses qualités et défauts. Dommage, c'est néanmoins mon personnage préféré du livre...
Je trouve par contre que le dessin animé reste plus naturel. Par exemple, le fait que Sophie ne soit pas tout de suite touchée par la maladie de sa belle-mère quand elle revient, me semble plus réel comme réaction.
Je trouve que la comtesse pourrait aussi nous parler un peu plus du devenir des personnages à la fin plutot que de nous parlez du devenir des Tourne-Boule qui ne sont là que pour réhausser les qualités des autres.
C'est un peu comme la fille de Mme Fichini, qui n'est là juste pour montrer la charité de Sophie qui adopte la petite fille, alors que Mme Fichini l'a maltraitée. Ensuite, elle encombre le récit alors on la fait mourir.
En ce qui concerne la description des Indiens, c'est qu'elle fait un peu son temps. On ne voit avant tout que le coté missionnaire et dominant de l'européen sur le "sauvage". C'était la vision de l'époque. Sinon, je trouve que pour une personne qui n'a surement jamais vu d'Indiens dans sa vie, je trouve que ca fait assez vrai, meme si pour un spécialiste ca doit sonner peut etre assez faux. Elle a peut etre du s'inspirer des vraies récits.
Enfin, voilà, c'est resté une lecture agréable meme si j'ai eu un peu de mal sur la fin.
Mais le fait de décrire des petites scènes que la comtesse a surement vécu dans son enfance ou qu'elle a pioché dans l'enfance de ses enfants et petits-enfants est assez touchant. C'est vrai que les habitudes sont parfois un peu décalées par rapport aux enfants d'aujourd'hui, mais je crois que les enfants voudront toujours construire des cabanes !
On y découvre aussi des manières assez anciennes de faire les choses, comme par exemple réanimer une femme evanouie avec du vinaigre. Je crois bien qu'elle mérite le surom de "Balzac des enfants".
Tschüss !